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Bienvenue sur la paroisse Notre-Dame de la Brévenne

En tant que lecteur(trice) de Brev’Nouvelles vous avez reçu récemment le numéro de mars, qui contenait une feuille détachable intitulée « Projet paroissial missionnaire » (PPM), fruit d’un travail substantiel des membres de l’EAP, validé ensuite par différentes équipes actives dans la paroisse. Permettez-nous de revenir sur le sens profond que ce PPM revêt dans notre vie paroissiale.


Vous n’êtes pas sans savoir, évidemment, que la pratique religieuse catholique en France s’effrite depuis des décennies. Le terme de « mission » signifie que l’annonce chrétienne s’oriente vers des personnes qui se sont éloignées de l’Église ou qui ne se sentent pas, ou plus, concernées par elle. Mais est-ce tout ?.

Pour en approfondir la signification, posons comme hypothèse qu’une des causes principales de la désaffection continue des pratiquants est constituée par la routine. Qu’entend-on par ce mot ? Une habitude qu’on considère comme bonne, prise depuis l’enfance, mais qu’on n’a jamais suffisamment questionnée ; et puis l’usure s’est installée sans qu’on s’en rende compte, une usure psychologique à laquelle se heurtent les clercs et animateurs paroissiaux. Le pire est que cette routine s’amplifie par l’absence de vraies relations humaines dans nos pratiques religieuses ; avouons qu’on est tenté d’agir comme dans le commerce moderne : on range sa voiture au parking, on rentre dans le « magasin », on s’approvisionne en nourriture spirituelle, et on file…


Une lecture attentive du PPM révèle donc que celui-ci est non seulement tourné vers les personnes en périphérie, mais aussi vers les chrétiens de notre paroisse, en fait nous-mêmes, pour nous réveiller de notre torpeur. Dans cette perspective, le parti qui a été pris consiste en ce que la pratique religieuse retrouve sens et plaisir. Non pas seulement par le fait d’y introduire de l’innovation ; l’essentiel est ce que chaque paroissien pourra y vivre pour lui-même et pour les autres : une richesse humaine, un enthousiasme collectif au service de buts valorisés dans les évangiles, un sentiment d’utilité, des occasions multiples d’approfondir sa foi, des retombées directes sur sa vie dans toutes ses dimensions et la manière de la transformer. Une vraie pratique comme on l’aimerait, qui prend encore plus d’importance dans notre monde actuel qui nous apparaît si conflictuel au travers des médias et des réseaux sociaux.
Notre visée paroissiale, maintenant bien connue : « une paroisse vivante, fraternelle et visible, rayonnant de la joie de l’Évangile », qui traduit ces intentions, ne doit donc pas rester à l’état de slogan, mais tendre à être une réalité ressentie par tous.


Bien sûr, l’avenir de l’Église est entre les mains des jeunes. Mais il est aussi entre celles des moins jeunes : entre les nôtres, ici et maintenant.


Pour l’EAP, Jean-Paul Flipo